Avoir 20 ans dans les années 80 : c’était vraiment mieux qu’aujourd’hui ?

Cassette audio années 80

Un jour, mon fils, âgé de 20 ans, m’a demandé :
« Papa, est-ce que c’était mieux d’avoir 20 ans dans les années 80 ? »

Une question simple, mais qui ouvre en réalité un vrai débat sur les époques, la jeunesse et notre manière de vivre.

J’avais justement 20 ans dans les années 80. Alors, est-ce que c’était mieux avant ? Pas si simple…

🎬 Pour aller plus loin sur ce sujet, j’ai réalisé une vidéo sur ma chaîne YouTube. Tu peux la visionner ci-dessous avant de poursuivre la lecture de l’article :

Mon vécu de jeune adulte dans les années 80

En 1984, j’avais 20 ans. J’habitais en milieu rural, avec des rêves plein la tête et une grande curiosité pour le monde.
À cette époque, il n’y avait pas de smartphones, pas d’Internet, pas de réseaux sociaux. Pour rencontrer du monde, on sortait vraiment : cafés, concerts, sport, sorties entre amis…

Je me souviens surtout de nos soirées au café du coin, devant un flipper, un juke-box et un baby-foot. On y passait des heures à discuter, à rigoler, à refaire le monde. C’était simple, spontané… et ces moments restaient gravés.

Ce qui était mieux dans les années 80

  • La liberté sans écran : on vivait le moment présent. Pas de notifications, pas de comparaison permanente sur Instagram.
  • Le coût de la vie : certaines choses étaient bien plus accessibles (un café, un ticket de cinéma, même l’immobilier).
  • L’esprit collectif : la vie sociale passait par le contact direct. Les liens paraissaient plus forts, moins virtuels.
  • La musique et la culture : les années 80 restent un âge d’or musical (Queen, Michael Jackson, Indochine, Goldman…). Les tubes passaient en boucle à la radio et créaient des souvenirs communs.
Disques vinyles dans les années 80

Les aspects plus difficiles des années 80

Bien sûr, tout n’était pas rose dans les années 80. Cette période a aussi connu ses zones d’ombre.

  • La peur du sida : l’épidémie a marqué durablement ma génération. C’était une maladie nouvelle, mal comprise au départ, et elle a bouleversé la manière d’aborder les relations.
  • Le manque de conscience écologique : on parlait peu d’écologie, de pollution ou de climat. On consommait sans vraiment mesurer l’impact sur la planète, avec le recul ça paraît presque inconscient.
  • Des mentalités plus rigides : certains sujets étaient encore tabous, la tolérance était moins présente dans certains domaines.

Ces réalités rappellent qu’aucune époque n’est parfaite, et que chaque génération fait face à ses propres défis.

Ce qui est mieux aujourd’hui

  • La technologie : aujourd’hui, on a le monde dans notre poche. Une info, un contact, un billet d’avion… tout est accessible.
  • Les opportunités : étudier, voyager, lancer un projet… Les jeunes d’aujourd’hui ont plus de portes ouvertes.
  • La santé et le sport : la prévention, la nutrition et l’accès au fitness sont largement meilleurs. À 60 ans, je peux encore progresser physiquement, ce qui n’était pas la norme il y a quarante ans.
  • La liberté de choix : les mentalités ont évolué. On accepte davantage les parcours différents, les reconversions, les choix de vie atypiques.
Jeunes dans les années 2020 sur leurs portables

Les défis de la jeunesse d’aujourd’hui

Si les jeunes d’aujourd’hui ont beaucoup d’opportunités, leur époque comporte aussi de réels défis :

  • La pression des réseaux sociaux : la comparaison permanente, la quête de likes et la peur du jugement peuvent peser lourd sur la santé mentale.
  • La précarité et le coût de la vie : études longues, loyers élevés, difficulté à trouver un emploi stable… La route vers l’indépendance est souvent plus complexe.
  • L’urgence écologique : contrairement à ma génération, les jeunes d’aujourd’hui grandissent avec la conscience permanente du réchauffement climatique et de l’incertitude pour l’avenir.
  • La vitesse du monde : tout va très vite, parfois trop vite. L’information, la mode, les opportunités… difficile de trouver son équilibre.
  • La menace géopolitique : entre tensions internationales et guerres qui éclatent aux portes de l’Europe, beaucoup de jeunes grandissent avec la peur d’un futur incertain, marqué par le spectre d’une troisième guerre mondiale.
Jeune femme qui se pose des questions

Alors, c’était mieux avant ?

Chaque époque a ses avantages et ses contraintes.
Avoir 20 ans dans les années 80, c’était une jeunesse sans portable ni réseaux sociaux, avec plus de contact humain et peut-être moins de pression sociale.
Avoir 20 ans aujourd’hui, c’est une jeunesse connectée, riche en opportunités, mais parfois étouffée par le regard des autres et la vitesse du monde.

Finalement, la vraie question n’est peut-être pas « C’était mieux avant ? », mais plutôt :
👉 « Qu’est-ce qu’on fait de l’époque dans laquelle on vit ? »

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